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18 novembre 2010

La machine à enregistrer, session 2010.
Atelier de recherche et création proposé par Céline Duval.

Le flux incessant et toujours exponentiel des images, généré par le développement des technologies, des médias, des nouveaux modes de diffusions, modifie notre comportement et les relations humaines.
Google Earth nous offre le reflet virtuel de la terre, nous permettant ainsi de naviguer à travers cette immense image recomposée à laquelle nous pouvons ajouter nos propre souvenirs, ou vérifier si la machine a bien flouté notre visage et pas celui de la star sur l’affiche de cinéma située derrière nous. Comment ne pas être séduit par l’illusion de la profondeur de l’image ?
Pendant ce temps, en quelques clics, des milliers d’adolescents envoient leurs dernières photos de soirées sur Facebook, leurs parents déchargent directement leurs caméras sur des sites de partages de fichiers, sans trie, sans sélections, ainsi le monde entier peut s’extasier de leur balade dominicale. Sommes nous tous photographes en puissance ?
Les caméras de vidéo surveillances et webcams enregistrent en permanence notre quotidien, images sans auteurs et inquiétantes qui nous poussent à penser que nous participons tous à un grand jeu de téléréalité. Que signifie ce dévoilement permanent de soi sur la toile, ces autoportraits indifférenciés banalisés par les webcams ?
Notre société contemporaine est une machine à enregistrer, tout est regardé par elle, au plus près de notre intimité.

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