Caen. Étudiants tunisiens et de l’Esam œuvrent sur les frontières
Retrouvez également la galerie d’images de l’exposition sur le site de Ouest-France.
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Une année en images
Auteurs-dessinateurs, illustrateurs, dessinateurs de presse et graphistes professionnels ont à nouveau généreusement accepté de présenter ici leur travail, en regard des travaux des étudiants. Chacun d’entre eux a choisi une image parue dans la presse ou affichée dans la ville durant les douze derniers mois. Certains l’ont même réalisée pour l’occasion ou nous dévoilent aujourd’hui une exclusivité. C’est une grande chance pour nous, pour les étudiants et les publics qui fréquentent ces lieux de voir sur ses murs une telle richesse de vocabulaires, de sujets et de contextes de réalisation. Le fait de les présenter toutes au même format favorise le dialogue graphique et sémantique entre une planche de bande dessinée extraite de la presse, une affiche initialement destinée aux couloirs du métro, une image militante à vocation transmédias, un dessin de presse libéré de sa grille de journal… D’une actu crue à un humour léger, des jeux de mots aux associations de signes, tout est là pour nous ouvrir les yeux et l’esprit.
Merci infiniment à Louise Aleksiejew & Antoine Medes, Christophe Besse, Biche, Pascal Colrat, Dugudus, Gilles Dupuis, Philippe Geluck, Jochen Gerner, Juliette Hoefler, Sébastien Marchal, Malte Martin, Sandrine Martin, Nat Mikles & Axolotl, Renaud Perrin, Jean-Pol Rouard, Thierry Sarfis, Stéphane Trapier, Valère et Vanessa Vérillon.
Pour sa dixième édition, Pressez-vous continue de rendre hommage à l’image graphique d’actualité, sous toutes ses formes (affiches, dessins de presse, illustrations, reportages dessinés, etc.) et pour tous supports (de la une de journal aux murs de la ville, en passant par les pages de magazine). Cette année, les étudiants de l’option Design graphique de l’ésam Caen/Cherbourg ont travaillé à distance avec deux groupes d’étudiants de l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sfax et de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis sur les questions d’actualité liées à la frontière. Du 20 mars au 6 avril, ils exposeront leurs travaux aux côtés de ceux d’un dessinateur de presse et de professionnels de l’image (graphistes, dessinateurs de presse, auteurs de BD, illustrateurs, etc.).
Grâce au soutien de la Région Normandie, les étudiants tunisiens seront présents pour le vernissage de l’exposition, car du 20 au 22 mars les trois groupes travailleront à Caen, en binômes franco-tunisiens, avec leurs enseignants Ikbel Charfi, Mohammed Guiga et Sarah Fouquet, sur la réalisation d’une nouvelle série d’images destinée à être présentée en juin à l’Abbaye-aux-Dames lors du forum Normandie pour la Paix.
« Pour une image graphique d’actualité multivitaminée aux vertus anti-dépressives »
« Je ne lis pas la presse, ça me déprime! » Cette phrase est parfaitement incompréhensible. Est-il « déprimant » de voir un naufrage de réfugiés dans la Méditerranée à la une d’un quotidien ? Est-il « déprimant » de voir des civils syriens mourir sous les bombes du « boucher de Damas » à la télévision? Est-il « déprimant » d’entendre les témoignages de Rohingyas victimes d’exaction à la radio ? Mais alors que doivent penser ces mêmes réfugiés, civils syriens et Rohingyas, qui cherchent chaque jour à fuir l’horreur et à survivre – vraiment ? Ne soyons pas « déprimés » face à l’actualité, ouvrons bien grand les yeux, au contraire et confrontons-nous aux événements. S’informer est non seulement un droit, au sujet duquel il faut être vigilant à chaque instant, (la France n’est toujours qu’au 39e rang sur 180 pays dans le classement 2017 de Reporters Sans Frontière sur la liberté de la presse, bien après le Costa Rica, le Surinam ou l’Uruguay) mais s’informer est aussi un devoir éthique. Nous devons assumer d’être acteurs de cette actualité qui se dessine sous nos yeux, ne pas attendre passivement qu’elle se retrouve dans les manuels d’histoire. Nous pouvons, chacun avec ses propres moyens, agir sur les événements. Certains signeront une pétition en ligne, d’autres s’investiront dans une association d’aide aux réfugiés… d’autres encore feront des images.
C’est cela que permet une école d’art. C’est observer le monde, l’analyser, l’interroger et apprendre à se positionner, tant bien que mal. Une école d’art apprend à se tourner vers les autres, à ne jamais s’isoler, à prendre sa part de responsabilités. Une image est une question ouverte, elle ne se résumera jamais à une opinion qui s’affiche. Ce n’est pas un long discours devant une assemblée passive, c’est plutôt une invitation au débat perpétuel.
Pour cette 10ème édition de Pressez-vous, le débat est donc relancé. Dessinateurs de presse, graphistes, illustrateurs, auteurs de bande-dessinée s’emparent de murs politiques, de faits de société, de catastrophes naturelles, de luttes sociales… et nous exposent leur vision de ce monde polymorphe, tellement complexe. En vis-à-vis, les étudiants de design graphique de l’ésam Caen/Cherbourg ont travaillé à distance avec deux groupes d’étudiants de l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sfax et l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis sur les questions d’actualité liées à la frontière, dans le cadre du Forum Normandie pour la Paix, en partenariat avec la Région Normandie. Ils portent un regard littéralement transfrontalier sur la question à la fois politique, géographique et symbolique de ces espaces censés rester poreux mais qui, pourtant, découpent autant les espaces que les vies.
Cet ensemble d’expositions se propose donc d’interroger visuellement et avec le public cette actualité qui régit nos vies et nos avenirs. Nous vous invitons à prendre le temps de dialoguer avec les images.
Évènement organisé par les étudiants de 2ème année de l’option design graphique de l’ésam Caen/Cherbourg
relations extérieures & partenariats
Coordination : Jeanne Rival
Correspondants Sfax et Tunis : Josué Kangodia et Vincent Vialard
Reportage photographique : Amel Hadjadj Aoul
communication visuelle
Marie Monod, Hélène McDonald, Marie Bloyet, Clara Dauget, Alexandra Olund et Émilie Marsollier
scénographie d’exposition
Pierre Caroff, Morgane Velut, Mathilde Corre, Lucile Laforgue et Télia Chiarotto
fabrication
Alma Henry, Ophélie Keromnes, Mohamed Tounkara, Elisa Yuste, Lucie Maniol et Jasmine Veskovic
coordination générale
Sarah Fouquet
responsable de la communication
Julie Laisney
responsables des relations internationales
France Jacquel-Blanc et Marion Quintin
partenaires
Région Normandie, Forum Normandie pour la Paix, l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sfax, l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis et Graphisme en France
Vernissage mercredi 21 mars 2018 à 18h30
Exposition du 20 mars au 6 avril
Du lundi au vendredi de 10h à 18h30
Atrium de l’ésam Caen/Cherbourg, site de Caen
Entrée libre
En partenariat avec la Région Normandie
La voix des images ou comment désobéir au doigt et à l’œil
Progressivement, l’image signifiante disparaît de notre espace public et l’image dédiée à l’actualité, témoin et actrice de son époque, tend à être davantage marginalisée. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, le dessin de presse n’a pas repris la place qu’on était en droit d’espérer dans les pages de la presse et rares sont les institutions qui osent encore diffuser des messages visuels dépassant la simple communication évènementielle.
D’où vient ce renoncement en matière d’images ? D’un manque de considération pour les signes ? D’une subite pénurie iconographique ? De la peur de ce qui fait sens ? Et si tout cela n’était qu’une affaire d’éducation à ce langage si particulier ?
Les écoles d’art ont cette mission de former à l’image, d’apprendre à la lire, de donner les outils pour la concevoir et enfin d’aider à contextualiser sa diffusion. Lorsqu’il est acquis pour la plupart des gens que le texte demande du temps et certaines connaissances, il ne semble pas, étonnamment, en être de même pour l’image. Une fausse idée circule encore qui ferait croire que l’image est sans filtre et que sa lecture en est immédiate, voire universelle, alors que, bien au contraire, et surtout dans le cas de l’image graphique d’actualité, il s’agit d’une production parfaitement codée. Ces images sont à la fois extrêmement synthétiques et en même temps dotées d’une fabuleuse aptitude à la polysémie. Elles ont la faculté de redéployer leur contenu dans l’imaginaire de leur « lecteur visuel ». Le temps de l’observation leur confère d’autres niveaux d’appropriation et chaque époque les éclaire différemment.
Pour sa 9ème édition de Pressez-vous, l’ésam de Caen/Cherbourg fait la part belle à toutes ces images graphiques d’actualité, de tous types (affiches, dessins de presse, illustrations, reportages dessinés…). L’actualité, dont les ressources sont intarissables et chaque jour plus surprenantes, invite donc autant les étudiants que les professionnels à croiser leurs regards. La crise des réfugiés indigne. L’élection de Trump aux États-Unis inquiète. La campagne électorale préoccupe… D’ une image à l’autre les signes s’entrechoquent, s’interpellent, se répondent, traversant les supports, changeant de format ou d’écriture. Cet ensemble d’expositions dessine les contours d’un paysage certes tourmenté et dont les perspectives sont plus qu’incertaines, mais la simple existence de ces images garantit notre pouvoir de discernement, de libre expression et de projection dans l’avenir. Nous pouvons prendre le pouls du monde, en attendant l’année prochaine.
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« 17 images pour 2017 »
18 professionnels de l’image, auteurs-dessinateurs, illustrateurs, dessinateurs de presse, graphistes… ont généreusement accepté de nous prêter chacun une image réalisée en réaction à l’actualité durant ces douze derniers mois. Certaines de ces images ont été publiées dans la presse, d’autres affichées dans la ville, d’autres encore sont montrées aujourd’hui pour la première fois. De natures différentes, conçues pour divers supports et destinées à des publics variés, toutes ces images mises côte-à-côte, au même format, s’émancipent de leur contexte d’origine pour dialoguer entre elles avec autant de fracas que de complicité. Ces affiches nous rappellent la faculté incroyable des images à pouvoir se renouveler sans cesse selon les lieux, l’époque et le public, sans jamais se contredire. Le lien entre son auteur et son destinataire se voit ré-interrogé pour finalement mieux être reconsidéré.
Professionnels exposés : Louise Aleksiejew, Camille Besse, Christophe Besse, Biche, Anne-Lise-Boutin, Pascal Colrat, Dugudus, Gilles Dupuis, Philippe Geluck, Jochen Gerner, Sébastien Marchal, Malte Martin, Antoine Medes, Nat, Renaud Perrin, Thierry Sarfis, Vanessa Vérillon, Willis from Tunis, Jean-Pol Rouard et Stéphane Trapier.
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« Un œil piquant à la pointe du crayon »
Christophe Besse
Le dessin de Christophe Besse a ce pouvoir d’exception de nous livrer des saynètes sans jamais les figer. D’un trait léger, enjoué même, ses images s’animent sous notre regard attentif – ne filez pas trop vite, prenez le temps de fouiller chaque détail du décor, de remarquer chaque expression des visages, d’interpréter chaque geste des personnages. Il y a de quoi faire. Toutes ces images sont autant de clins d’œil complices entre amis face à un détail amusant de la vie quotidienne.
D’abord arrive l’image, puis presque aussitôt le texte. Aucune cruauté, seule la justesse des mots qui piquent sur le vif la nature absurde, et pourtant si vraie, de la situation. Christophe Besse aime tous ses personnages, même les plus bêtes, et c’est avec la plus grande tendresse qu’il dresse un réel portrait critique de notre société ultra connectée, pour laquelle les priorités (écologiques par exemple) de son époque semblent devenues accessoires même si elles se réclament à grands cris de la plus haute conscience qui soit.
Dans la pure tradition du dessin d’humour anglo-saxon – pensons en particulier aux pages illustrées du New Yorker -, Christophe Besse s’attaque à l’immensité du monde par petits bouts et chaque morceau choisi nous parle finalement d’un tout.
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« Quand on parle du loup , on envoie la Biche »
Biche n’a aucun mal à choisir ses proies puisque ce sont généralement elles qui s’offrent à lui à coup de grands titres dans la presse quotidienne, sans aucune pudeur. Il les capture d’un trait. Il les tient tous : Marine Le Pen avec ses dents acérées de piranhas, François Hollande, sorte de monobloc à qui l’on peut tout faire endurer, Nicolas Sarkozy qui tel un caméléon se fond dans n’importe quel décor, François Fillon dont la paire de sourcils sonne comme deux poids morts ou encore Donald Trump dont la tête revêt la palette la plus criarde du lot — les daltoniens ont ici bien de la chance. Sans parler de sa passion pour les robes, quelles qu’elles soient. Car pour un dessinateur comme Biche, une soutane comme une burka, c’est tout simplement du pain béni. Elle s’adapte à tous les terrains, incorpore tout sous ses jupons, épouse toutes les formes même les plus informes. On ne peut que penser au chapeau du « Petit Prince » de Saint-Exupéry qui n’est autre qu’un boa digérant son éléphant et qui tromperait n’importe qui, mais Biche, lui, ne s’y trompe pas. Il voit clair dans le jeu des uns et des autres. Il révèle l’insondable et moque l’indicible. Les loups devraient décidément hurler un peu moins fort s’ils espèrent encore pouvoir passer entre les mailles de son filet de papier, le plus redoutable qui soit.
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Reportages dessinés
La pratique du reportage dessinée est par nature très immersive. Elle permet de s’approcher au plus près de son sujet, progressivement, et d’investir le terrain. Qu’il s’agisse d’un lieu ou même d’une personne, l’un allant rarement sans l’autre, le dessinateur s’expose lui aussi. Il observe mais son travail est à son tour observé, bien souvent en train de se faire, avec tout ce que cela comprend d’incertitudes et de pudeur. Il s’opère alors nécessairement une forme d’échange en temps réel.
Le reportage dessiné existe depuis longtemps mais il reprend ses lettres de noblesse depuis quelques années grâce à la bande dessinée d’une part et à la presse trimestrielle d’autre part, en particulier dans les mooks (revues hybrides à mi-chemin entre le magazine et le livre).
Ces ouvrages ont été réalisés en deuxième année de l’option design graphique, dans le cadre de l’atelier illustration de Sarah Fouquet. Chaque étudiant a produit aussi bien ses textes que ses images, dans un souci de documenter le lecteur, et s’est également saisi des questions éditoriales afin de rendre l’objet le plus autonome possible.
Pour sa 9ème édition de Pressez-vous, l’ésam de Caen/Cherbourg fait la part belle à toutes les images graphiques d’actualité, de tous types (affiches, dessins de presse, illustrations, reportages dessinés…). L’actualité, dont les ressources sont intarissables et chaque jour plus surprenantes, invite donc autant les étudiants que les professionnels à croiser leurs regards. La crise des réfugiés indigne. L’élection de Trump aux États-Unis inquiète. La campagne électorale préoccupe… D’ une image à l’autre les signes s’entrechoquent, s’interpellent, se répondent, traversant les supports, changeant de format ou d’écriture. Cet ensemble d’expositions dessine les contours d’un paysage certes tourmenté et dont les perspectives sont plus qu’incertaines, mais la simple existence de ces images garantit notre pouvoir de discernement, de libre expression et de projection dans l’avenir. Nous pouvons prendre le pouls du monde, en attendant l’année prochaine.
Télécharger le dossier de presse > ici
Informations pratiques
Inauguration le mardi 21 mars
18h Rencontre-discussion avec Christophe Besse, auditorium
19h Vernissage des exposition, atrium
Exposition du 21 mars au 7 avril 2017
du lundi au vendredi de 10h à 18h30
ésam Caen/Cherbourg – site de Caen
17 cours Caffarelli
14000 Caen
Évènement organisé par les étudiants de 2ème année de l’option design graphique de l’ésam Caen/Cherbourg
relations extérieures /partenariats / presse
Maud Gattelier, Paul-Aymar Greuet, Marie Guiborat, Lola Li, Agathe Ruelland
communication visuelle
Léa Arnaud, Simon Bouvier, Charly Derouault, Mathilde Kappler, Cem Tasci, Maxime Urbain
scénographie d’exposition
Hugo Alvarez, Gwendoline Chicot, Maurine Gautier, Valentin Guesdon, Aude Fatus, Julie Noel
fabrication
Charlène Astier, Omar Chaaban, Se Ho Kim, Juliette Lebourgeois, Heeseo Park
coordination générale
Sarah Fouquet
responsable de la communication
Sophie Kerleaux
déléguée académique pour l’éducation
aux médias d’information
Emmanuelle Griffon
partenaires
Académie de Caen, Centre pour l’éducation aux médias d’information, École Supérieure d’art de Cambrai, Graphisme en France
Pour cette 8ème année consécutive, à l’occasion de la semaine de la presse, l’option design graphique de l’ésam Caen/Cherbourg a souhaité mettre en valeur la pratique de l’image graphique d’actualité (illustration, dessin de presse, collages, affiche…) qui, plus que jamais un an après l’attentat contre Charlie Hebdo, a besoin d’être exposée et défendue.
Les étudiants en design graphique de l’école supérieure d’art et de la communication de Cambrai et l’école supérieure d’arts et médias de Caen/Cherbourg ont mené un atelier parallèle autour de la question de l’image graphique d’actualité tout au long du deuxième semestre de l’année 2015. Les uns en collectant et associant des images parues dans la presse, qui interrogent par la justesse de leur rapprochement à la fois visuel et sémantique, quand les autres se sont prêtés à l’exercice du dessin de presse en questionnant l’actualité par tous les codes graphiques propres à ce médium. Cela aboutit à deux journaux qui traitent aussi bien des effroyables attentats de novembre que de la terrible crise humanitaire des réfugiés, mais également des nombreux événements marquants de l’année passée.
ésac Cambrai > www.esac-cambrai.net
Par ailleurs, à l’occasion de l’appel à concourir de l’International Srudent Poster Competition – Refugees in Europe, sous le haut patronage d’Amnesty International Pologne, les étudiants de Cambrai et de Caen affichent leur regard sur la crise des réfugiés. Chacune de leurs images interpellent sur les différents aspects de cette crise tant d’un point du vue humain que politique. Ces images seront également présentées durant l’Université de la Paix, du 31 mars au 2 avril 2016, à la Fondation Biermans-Lapôtre (Maison des étudiants belges et luxembourgeois de la Cité Universitaire de Paris).
Enfin sont présentés une sélection de 100 dessins de Biche, lauréat du prix Presse Citron 2015. En un an, il est passionnant de voir son trait évoluer ses caricatures se préciser et ses sujets chaque jour se diversifier. Il publie depuis 2015 dans « Le coq des bruyères » et depuis 2016 « Psikopat ».
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Infos pratiques > expos visibles du 21 mars au 1er avril 2016, 17 cours Caffarelli à Caen Vernissage le jeudi 24 mars à 18h30
Pour cette 22e édition de Presse Citron, très forte en émotion après les attentats de janvier, les étudiants en art et les professionnels du dessin de presse étaient nombreux au rendez-vous. Étudiants et enseignants d’Estienne avec Luce Mondor, créatrice du concours, ont conçu un temps fort de la semaine de la presse. Jurys délibérant à l’école Estienne et remise des prix spectaculaire à la Mairie du XIIIe, avec le soutien de la BNF en la présence de Martine Mauvieux, conservatrice et commissaire d’exposition à la BNF.
Comme chaque année, les étudiants ont remis 2 prix aux professionnels pendant que les professionnels faisaient de même avec les 300 dessins d’étudiants pré-sélectionnés. Coco, dessinatrice de Charlie Hebdo, lauréate 2014 du prix coup de foudre était présidente de ce jury professionnel toujours aussi animé et déterminé. Parmi les deux lauréats étudiants, Adrien Bernardet, étudiant en deuxième année à l’école, plus connu sous le pseudo de Biche, s’est vu décerné le prix coup de jus. Bravo à lui!!! Allez voir son blog (il ne mâche pas ses jeux de mots et grossit le trait bien comme il faut) > pressetoi.tumblr.com
D’autres dessins qui ont retenu l’attention :
Et puis l’événement en images. Merci aux étudiants d’Estienne pour leurs photos!
Cette année les étudiants de deuxième année design graphique ont eu le trait particulièrement juste et le verbe bien acéré. C’est même l’une des premières promotions à manier avec autant d’aisance l’humour dans un rapport texte-image aussi précis.
Voici une petite sélection parmi une soixantaine d’images :